Une question de poids

Aujourd’hui, je vais m’attarder sur notre poids qui, pour nous les femmes, devient un réel problème à la limite de l’obsession. Pourtant, ce n’est pas notre masse totale qui compte mais notre morphologie et plus encore, notre composition corporelle.

Mon stage m’a finalement appris l’impédancemétrie qui est un système alliant la balance et une analyse de notre composition corporelle à savoir notre masse grasse, musculaire, hydrique et osseuse. Ce qui importe donc, ce n’est pas le chiffre mais ce qu’il y a derrière. On sait maintenant que deux personnes faisant exactement le même poids pour la même taille auront des compositions corporelles totalement différentes. Vous pourriez être surpris ! Tous les paramètres sont à prendre en compte pour un bilan d’impédancemétrie. Les masses grasses et musculaires sont évidemment les plus importantes mais il ne faut pas oublier la masse hydrique qui peut être révélatrice dans certains cas de surpoids. Ce que nous devons comprendre ici, c’est donc que le poids à lui seul ne révèle pas grand-chose. Au contraire, il peut même être trompeur !

Prenons un exemple tout bête ; un homme d’un mètre soixante quinze pèse 70 kilos l’année x et fait un bilan d’impédancemétrie. Ce test révèle qu’il possède 57 kilos de masse musculaire et 13 kilos de masse grasse. L’année suivante, il renouvelle l’expérience et fait exactement le même poids. Pourtant, le bilan va souligner une perte de deux kilos de masse musculaire et un gain de deux kilos de masse grasse ! Monsieur était donc en meilleure condition l’année précédente malgré son poids total qui n’a pas bougé d’un iota ! Voyez comme nous sommes dans une spirale infernale qui finalement ne veut rien dire ?

Bien sûr, ces bilans sont beaucoup plus poussés et je vous le simplifie au maximum pour que vous compreniez le principe. Ce qui est important là-dedans, c’est de comprendre que les chiffres en surface ne sont pas significatifs de notre bonne ou mauvaise santé ; le muscle pesant plus lourd que la graisse, vous pouvez ne pas perdre de poids, voire en prendre, simplement parce que le muscle a pris le dessus sur la graisse. L’indice de masse corporelle est également un faux ami car il suffit que vous soyez un athlète de haut niveau ou un sportif aguerri pour que votre IMC vous place dans la marge du surpoids alors que votre morphologie est tout le contraire d’une personne effectivement en surpoids.

Pour finir, il faut bien se mettre dans la tête que si vous voulez être en meilleure santé physique, il ne faut pas rester fixé sur une perte de poids. Pensez plutôt à manger aussi sainement que possible (malgré mes études, je ne me voile pas la face, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a) et allier ceci avec la pratique d’un sport, peu importe ce que vous choisissez. La musculation est un bon moyen pour augmenter son métabolisme de base et donc ses dépenses au repos mais elle permet aussi d’avoir une belle silhouette et de réguler sa masse hydrique. Les sports d’endurance sont en général les plus appréciés mais faites attention ; mieux vaut y aller doucement au début et avoir une progression lente mais efficace plutôt que de commencer fort et se décourager voire se blesser.

Ne pensez donc pas au poids ! Si vous faites du sport régulièrement, vous prendrez forcément de la masse musculaire tout en diminuant considérablement votre taux de masse grasse et c’est là qu’est le plus important. Ne vous fixez pas des objectifs impossibles à tenir non plus ; commencez en douceur et pensez à vos articulations, elles vous diront merci ! Le meilleur conseil que je puisse vous donner, c’est de commencer par des séances de sport d’endurance (vélo, marche ou course à pieds, aérobic, tout ce qui est cardio quoi) plus ou moins longues selon votre niveau d’activité physique. Trente minutes est déjà un bon début, l’idéal étant d’arriver petit à petit à des entraînements d’une heure. Après quelques semaines (et des résultats), vous pouvez allier vos exercices habituels à de la musculation qui va permettre de galber vos muscles et d’augmenter votre métabolisme de base.

J’ai moi-même beaucoup de mal à appliquer ce principe car jusqu’il y a peu, je mettais le poids à une place beaucoup plus importante que ce qu’elle n’a en réalité. Aujourd’hui, faire ce bilan m’a permis de me rendre compte que l’essentiel ne réside pas dans ce fameux chiffre affiché sur la balance. C’est difficile à assimiler et à mettre en pratique parce que les idées reçues sont ancrées depuis longtemps ; il faut maintenant les déloger et se recentrer sur cette vérité. Tout est une question de mental mais pouvoir le comprendre, ça nous donne déjà une vision plus nette et plus saine de ce qu’on est.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter bon courage et au diable les chiffres !

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Publié par

Laura, 20 ans. Curieuse de la vie, je m'intéresse à énormément de choses ! Ce blog sera plus particulièrement centré sur du lifestyle et la nutrition mais je cherche encore à développer mon idée vers d'autres centres d'intérêts. Je suis une jeune diplômée en diététique et briser les idées reçues, c'est mon dada !

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